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Interventions
en Afrique
> Mali
Fiche d'identité (2006) Superficie: 1 240 190 km² Capitale: Bamako Population: 13,5 millions d'habitants Espérance de vie: 41 ans Taux d'alphabétisation: 19% PIB/habitant/an: 438 €
Prisons où intervient PRSF Implantation en 2003, développement prévu en 2007 14 prisons (Bougouni, Diema, Fana, Gao, Kati, Kita, Koulikoro, Macinah, Mopti, Nara, Nioro du Sahel, Ségou, Sikasso, Tominian) sur un total de 52 Soit 1 315 détenus (rapport de mission mars 2007)
Nombre d'équipes terrain PRSF 12 dans les 14 prisons
Bailleurs de fonds -
Prisons parrainées par des équipes-soutien Bougouni, Diema, Fana, Gao, Kati, Kita, Macinah, Mopti, Nara, Nioro du Sahel, Ségou
Interventions réalisées ou en cours Jardin maraîcher (Nioro du Sahel) Activités de détente pour les détenus (Nioro du Sahel), artisanat (Nioro du Sahel), alphabétisation (Bougouni) Nombreux micro-projets en attente de financement
Séminaires de formation organisés En projet
> Actualités, interventions en cours
Extrait de la Lettre 23, mai 2007 « Adieu aux chaînes » Au cours du mois de mars, Pierre Flechelles et moi-même avons parcouru le Mali à la rencontre des équipes terrains. Etant donné les distances à parcourir Pierre est parti directement à Gao et j’ai pris l’avion pour Bamako afin de le rejoindre à Mopti et visiter ensemble les prisons du centre du pays : Segou, Tominian, Macina, Fana. Je suis ensuite parti vers Nioro du Sahel. En mars 2006, j’avais visité cette prison et un détenu m’avait remercié pour ma venue en disant qu’au moins ce jour-là il n’était pas enchaîné. Le directeur m’avait expliqué que deux détenus étaient enchaînés pour violence et tentative d’évasion. J’avais alors plaidé en sa faveur pour adoucir la peine. Ce même détenu m’a affirmé que depuis le passage de PRSF, aucun détenu n’est enchaîné. Je continue ma route pour rejoindre Diema et avant d’entrer à la prison, je remarque une longue file de charrettes tirées par deux ânes avec chacune deux fûts de 200 litres. Elles étaient en attente de pouvoir prendre de l’eau au seul forage du village. Le coût : 1 € environ par fût. C’est alors que nous pénétrons dans la prison et l’on nous dit que les détenus n’ont pas pu se laver depuis un mois parce qu’il n’y pas d’argent pour payer l’eau. Nous versons une certaine somme pour l’approvisionnement en eau, et il est décidé qu’un membre de l’équipe-terrain avec le régisseur de la prison iront rencontrer le maire du village pour étudier les possibilités d’obtenir un branchement d’eau à la prison. Ce ne sont que quelques exemples qui expriment les joies et souffrances qui forment la trame de nos visites des prisons où nous cherchons toujours à favoriser la collaboration entre l’équipe-terrain, les responsables de l’administration pénitentiaire, et nous-mêmes. Yves Masquelier
Extrait de la Lettre 22, novembre 2006 Dernier courrier reçu par Yves Masquelier, responsable Mali, de la part du coordinateur local. Bonsoir Yves, Je suis heureux de t'écrire aujourd'hui après avoir parlé avec toi hier au téléphone, voici les conclusions de nos échanges. C'est dommage que l'Ambassade de France ne puisse pas répondre favorablement à notre demande cette année... Après avoir obtenu du service de la SATOM une aide d'une tonne de ciment, de 6 m3 de sable et de gravier, notre entrepreneur a présenté ce devis que tu trouveras en pièces jointes. Je te signale que les travaux ont commencé (sur ordre que tu as donné) sans que nous ayons un seul sou. Hier déjà nous avons commencé à confectionner les briques, et ce matin la fosse est en train d'être creusée. Dans les prévisions de l'entrepreneur, au plus tard lundi, il commence la construction. Et il donne un délai maximum d'un mois pour terminer. En plus de cela je te signale que le reste de l'argent dont nous disposions a été dépensé pour l'achat des savons que nous avons distribué par deux fois, nous avons acheté aussi des spirales anti-moustiques dont un membre de l'équipe est chargé de distribuer aux détenus tous les jours avec l'assistance du régisseur. Nous avons en plus acheté quelques médicaments pour quelques détenus malades. Et comme notre abonnement à l'électricité touche à sa fin, nous payons un autre abonnement pour trois mois, comme ça nous allons jusque fin décembre. Je me suis rendu compte que les
membres de l'équipe se donnent vraiment, au point où je
commence à me gêner de demander certaines choses. Ils font
tous les déplacements des fois de Macina jusqu'à Kolongo
à leurs propres frais. Et pour les téléphones, on
n'en parle pas. Je veux te demander une chose: puis-je envisager un
petit cadeau pour eux ne fut qu'en contribuant à l'achat des
cahiers pour leurs enfants comme c'est le début de
l'année scolaire ? ou un autre petit geste ? Ce n'est pas eux
qui demandent et ils ne demanderont jamais, l'idée vient de
moi... Qu'est ce que tu en penses ? |