Interventions en Afrique

Par pays

Par type d'interventions

  • L'écoute et le dialogue en milieu pénitentiaire

PRSF intervient grâce aux visites régulières effectuées par des bénévoles locaux dans les prisons africaines. Ces bénévoles, regroupés en équipes-terrain pour chaque prison, écoutent et dialoguent avec les détenus, leur apportant un soutien moral et psychologique précieux. Ces visites fréquentes permettent d'instaurer un climat de confiance et favorisent la prise de parole. Ainsi, PRSF connaît précisément les demandes des détenus et peut envisager d'y répondre.

  • Le développement de l'auto-suffisance alimentaire

L'alimentation en prison: 15 à 30 centimes d'euro par détenu et par jour dans les pays où PRSF intervient.

Depuis plusieurs années, l'association travaille à la mise en place de jardins maraîchers dans ou aux abords des prisons. Une fois le terrain clôturé, alimenté en eau et aménagé, le jardin maraîcher
- produit de nombreux légumes, qui améliorent directement l'alimentation des prisonniers et leur état de santé ;
- rend actifs les détenus et réduit les tensions au sein de la prison ;
- offre aux volontaires une formation agricole qui augmentera leurs chances de réinsertion à la libération ;
- favorise la participation et le dialogue entre membres du personnel pénitentiaire, représentants des détenus et bénévoles de PRSF, réunis dans des comités de gestion en charge de l'exploitation des jardins.

  • La santé pénitentiaire

L'absence d'eau et de système d'assainissement, la quasi-inexistence des moyens médicaux (locaux, personnel, pharmacie) et l'insuffisance des procédures de désinfection parasitaire contribuent à rendre dramatique la situation sanitaire des prisons africaines. La surpopulation, la promiscuité et l'absence de visite médicale d'entrée favorisent, dès lors, toutes les contagions.

En dehors des troubles psychologiques parfois sévères, les dermatoses, parasitoses et autres problèmes digestifs, - pathologies répandues à grande échelle-, affaiblissent de façon très préoccupante les détenus. L'inquiétude grandit encore avec le développement récent des maladies tueuses: paludisme, tuberculose, SIDA.

Avec persévérance, les équipes PRSF s'activent pour fournir des médicaments d'urgence, organiser les hospitalisations, mener des actions de prévention, contribuer à l'hygiène et à la désinfection des locaux, participer à la formation des infirmiers.

Avec elles, il est urgent de tout faire pour qu'il ne soit plus permis de mourir en prison !

  • L'assistance juridique

Comment ne pas s'indigner lorsqu'un enfant est emprisonné faute d'autres solutions ? Quand l'innocence devient dérisoire après cinq ans d'attente pour obtenir un jugement ? Quand le hasard devient la règle lorsque les dossiers se perdent ou s'oublient ? Quand un détenu dispose de moins d'1m² en cellule ?

Les droits ne se divisent pas: on peut être, pour un temps, privé de la liberté de circuler, on doit néanmoins conserver les droits du justiciable, du citoyen, de l'homme. Pour développer cette véritable culture des droits humains, PRSF organise régulièrement, dans chaque pays, des séminaires de sensibilisation réunissant les magistrats, l'administration pénitentiaire et la société civile.

Plus concrètement, à la demande de l'Union européenne, PRSF a mené en Côte d'Ivoire une expérience pilote qui, en parallèle à l'informatisation des greffes, a permis une véritable prise de conscience des différents acteurs judiciaires et pénitentiaires dans leur capacité à influer positivement contre la détention préventive abusive.

  • La réinsertion

Pour que la peine d'emprisonnement ait un sens, il faut qu'il existe de réelles possibilités de réinsertion une fois que le condamné est libéré.  En effet, sans avenir professionnel à la sortie de prison, le taux de récidive est particulièrement élevé, aggravant les problèmes de surpopulation carcérale. Pourtant, peu d'actions réelles de réinsertion existent dans les pays où PRSF intervient, car l'urgence dans ces prisons est d'abord la survie.

Les équipes-terrain de PRSF s'efforcent donc de mettre en place des ateliers d'alphabétisation et des activités de formation professionnelle (essentiellement artisanales: menuiserie, métallurgie, etc.), afin de permettre aux détenus de préparer au mieux leur libération. L'expérience acquise dans l'exploitation des jardins maraîchers est aussi précieuse pour démarrer une activité agricole. 

Enfin, PRSF fait fonctionner plusieurs centres d'accueil où les détenus libérés effectuent de courts séjours pour se réhabituer à la vie en liberté, refaire leurs papiers, établir un bilan de santé, etc.